Atelier photo Alain Fournier
- Mickael Stibling
- 26 janv. 2025
- 2 min de lecture
Quelques mots sur un projet d'atelier scolaire qui a pas mal compté pour moi en 2024. Durant près de cinq séances d'une heure et auprès de deux classes du lycée professionnel Alain Fournier de Metz, avec Yacine Helali professeur d'anglais, j'ai encadré un atelier photographique autour d'une thématique vaste et centrale de la pratique des images : le portrait.
Lors des différents temps d'interventions de nombreuses photographies ont été produites permettant aux élèves d'expérimenter et de s'exprimer.
Dans le cadre de ses interventions en classe, j'ai pu parler de mon travail personnel, ainsi que de certaines œuvres majeures de l'histoire de la photographie (le travail de Robert Frank en particulier, qui m'a tant marqué) avant de mettre entre les mains des élèves des appareils numériques.
Yacine, quant à lui, a poursuivi ce travail, en cherchant à conduire les élèves à écrire des textes en lien avec les photographies produites et plus largement de leur rapport aux images et à cette expérience. Elle sera concrétisée avec la réalisation sur les murs du lycée d'une exposition baptisée "High School Portraits".







« Faire des photographies à l’école, ce n’est vraiment pas banal mais ça se fait. Alors que réussir à monter un projet photographique au sein d’un cour d’anglais ça c’est fort. Je crois qu’il n’y avait que Yacine Helali pour réussir un tel coup ! Réalisateur, il aime profondément l’image, mais il n’est pas enseignant par hasard, autant que le cinéma, il aspire à transmettre sa passion et notamment aux plus jeunes. Depuis la rentrée, il animait un club photo chaque semaine avec quelques élèves. Il était venu me chercher parce qu’il savait que j’adorais ça. Comme photographe d’atelier, j’aime m’immiscer, prendre part. Se laisser influencer par les pratiques des uns et des autres, observer ce que chacun et chacune photographie. Les élèves se sont prêtés au jeu, plus ou moins facilement selon les tempéraments, se photographiant, nous photographiant. Nous avions conscience de jouer un rôle, utiliser l’espace du lycée comme un décor de théâtre, un huis clos, pour se donner à voir et faire voir ce lieu si habituellement fermé au regard extérieur. Un travail conçu sans précision, sans contrainte. Nous avons eu l’occasion de voir les choses arriver. Ce sont les élèves qui en ont esquissé la forme, jusqu’à cette exposition. Notre rôle consistait à lier les regards ensemble dans une même direction et documenter à notre façon la jeunesse d’un lycée professionnel. »


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